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L’ALTIPLANO BOLIVIEN

L’Altiplano, qui signifie « plaine d’altitude » en espagnol, situé au cœur de la cordillère des Andes, est la plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. C’est Francisco Pizarro et ses compagnons d’aventure qui sont les 1er Européens à être arrivés dans les Andes et sur l’Altiplano, leur motivation principale était la recherche de l’or d’ou le terme "d’eldorado".

Situé dans la zone la plus large de la cordillère des Andes en Amérique du sud, il s’étend sur quatre pays, l’Argentine, la Bolivie, le Pérou et le Chili mais la majeure partie de l’Altiplano se trouve en Bolivie puisque c’est dans ce pays que l’écart entre les cordillères est le plus important..

L’altitude moyenne est de 3 300 mètres, donc légèrement moins élevée que le Tibet. L’Altiplano est limité à l’est par la cordillère orientale appelée royale en Bolivie et à l’ouest par la cordillère occidentale constituée de nombreux volcans dont certains encore actifs. Au sud du salar d’Uyuni, dans le sud Lipez on peut observer les manifestations de l’activité volcanique : magnifiques lagunes d’altitudes aux couleurs très particulières, fumerolles, eaux chaudes, bouillonnements affleurant la surface, et tout ça à près de 5000 m d’altitude. En Bolivie les principales villes de l’altiplano sont La Paz, siège du gouvernement, et les villes minières de Potosi et Oruro.

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Altiplano bolivien

Le peuplement de l’altiplano est vieux d’environ 4000 ans. Le réchauffement climatique et la proximité des tropiques ont permis aux populations de cultiver la terre à 4 000 mètres d’altitude. Des sites fortifiés et des nécropoles semblent indiquer un commerce du sel durant la période pré-incaïque. Juste avant l’arrivée des conquistadores, la région faisait partie de l’empire Incas.

Les Espagnols commencent à exploiter les richesses minérales de l’altiplano vers 1545, en fondant la ville minière de Potosi. Celle ci recevra le titre de "ville impériale" grâce aux richesses qu’elle va procurer à la couronne espagnole.

Bien peu d’arbres peuvent survivre dans ces étendues balayées par le vent et bien peu de plantes y être cultivées. Et pourtant, ce paysage ascétique est habité : par des chinchillas, par des vigognes, par des alpagas, des lamas, des renards et, contre toute attente, par des groupes considérables de flamands roses, qui voient dans la surface nue et exposée aux intempéries des lacs de sel de la région un cadre idéal pour se reproduire.
 

Ci contre à gauche : On voit bien la cordillère occidentale, composée de strato volcans et faisant frontière avec le Chili, l’Altiplano au centre et les cordillère orientale et centrale avec leur coude prononcé à hauteur de Santa Cruz.
 

Ci dessous Une vision désolée de l’Altiplano bolivien

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