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LES VILLES DE L’ALTIPLANO

En Bolivie ce sont principalement les villes de Potosi, Oruro, La Paz et El Alto qui représentent le tissu urbain dans l’Altiplano. Les villes de Sucre et Cochabamba appartiennent aux vallées andines et non à l’Altiplano et donc ne sont pas décrites.

Potosi A 4150m est la plus ancienne car fondée en 1545 peu après à l’arrivée des conquistadors espagnol (1532) afin d’entamer l’exploitation des mines d’argent du « cerro rico ». Les revenus de cette exploitation étaient tels qu’elle reçu de l’empereur Charles Quint le titre de « Ville impériale ».

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Le Cerro rico et Potosi

Créée donc en 1545 Potosi comptait 160 000 habitants en 1650 tandis Madrid ne comptait que seulement 130 000 âmes. On lit souvent que Potosi était plus peuplé que Londres ou Paris mais cela reste à vérifier.
L’exploitation des mines a également eu pour conséquence la création de la ville de Charcas (aujourd’hui Sucre) car les espagnols chargés d’administrer les mines de Potosi avaient cherché à installer leurs familles dans un environnement plus clément, au moins sur le plan climatique. Potosi est également à l’origine de la création de la ville de Tarija qui avait la charge de produire les légumes destinés à la consommation des habitants de la cité minière.
Aujourd’hui Potosi tente de conserver un peu de son lustre passé notamment avec la manne touristique car les touristes viennent nombreux pour visiter la célèbre « casa de la moneda » et faire un petit tour dans une des galeries du Cerro rico qui continu à être exploité malgré que ses mines aient été déclarées épuisées.
 

Oruro (3750m) fondée en 1606 comme centre minier d’argent puis quand ce dernier fut épuisé ce sont les veines d’étain qui seront exploités et la fameuse mine de « la Salvadora » sera pendant un temps la plus importante mine d’étain du monde et fera la richesse de son propriétaire Simon Patino.

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Oruro : capitale des mineurs

Aujourd’hui Oruro continue à être un centre minier mais c’est son carnaval classé au patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO qui fait sa célébrité avec ses danses comme la diablada, la morenadas et d’autres.
Oruro est aussi un carrefour ferroviaire et routier important qui est appelé à prendre encore plus d’importance le jour ou la Bolivie retrouvera un accès à la mer, souverain ou hors douane.

La Paz officiellement, Nuestra Señora de La Paz est le siège du gouvernement bolivien. Elle est pour les Boliviens la capitale administrative du pays, Sucre étant la capitale constitutionnelle. Les trois pouvoirs sont également séparés entre ces deux « capitales » : les pouvoirs exécutifs et législatifs à La Paz ; le pouvoir judiciaire à Sucre. La Paz est située à une altitude de 3 660 m. En 2006, le recensement établit que la population de La Paz s’élève à 872 480 habitants qui, associée aux villes d’El Alto et Viacha constitue la seconde agglomération la plus peuplée de Bolivie, avec plus de 1,6 million d’habitants, derrière la ville de Santa Cruz.

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L’Illimani et La Paz

Fondée le 20 octobre 1548 par le capitaine Alonso de Mendoza sous le nom de Ciudad de Nuestra Señora de La Paz (la Ville de Notre Dame de la Paix), à 40 km de son emplacement actuel sur le plateau. Déplacée quelques décennies plus tard dans la vallée de Chuquiago Marka, la ville a prospéré grâce à sa situation stratégique sur les routes commerciales coloniales. Suite à la guerre d’indépendance (1809 – 1825) la ville changea de nom pour devenir La Paz de Ayacucho en hommage à la victoire d’Ayacucho. La Paz devient le siège du gouvernement bolivien en 1898.

La ville de La Paz se situe non loin du lac Titicaca, sa topographie atypique en fait la capitale la plus haute du monde. La ville, dont le centre se situe à 3 600 m d’altitude, s’étend sur un dénivelé de plus de 1 000 m entre les quartiers aisés de la zone sud et le haut plateau d’El Alto (4 000 m), refuge des classes défavorisées.
La ville a été, depuis toujours, le siège des bouleversements politiques et sociaux qui ont marqué l’histoire du pays, comme le cri libertaire du 16 juillet 1809 ou bien d’autres, plus récents, comme la révolution nationale en 1952.
Actuellement, l’aire métropolitaine compte environ 1,5 millions d’habitants, mais si La Paz reste le siège de l’exécutif et du pouvoir administratif, elle n’a plus beaucoup d’importance sur le plan économique. La ville est un cul de sac sur la route de Lima, la Bolivie se développe ailleurs et notamment dans les plaines orientales.

El Alto : Anciennement c’était une banlieue de la ville de La Paz, elle est depuis 1985 une ville à part entière, devenant la troisième ville la plus peuplée du pays. Elle occupe les hauts plateaux surplombant la capitale à 4100, c’est une des villes les plus hautes du monde.

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El Alto domine La Paz

Avant 1985 la ville d’El Alto n’était qu’une banlieue pauvre qui s’était développée autour de l’aéroport international de La Paz. Mais située sur le plateau ses possibilités d’extension n’ont pas de limites alors que la ville de La Paz coincée dans une vallée n’a, aujourd’hui, plus de possibilité d’extension sinon vers le sud mais les conditions de communication entre les diverses parties de la ville deviennent alors complexes et montrent leurs limites.
En 1985 El Alto est devenue une ville à part entière mais sa population qui était de 830 000 habitants, au dernier recensement, est majoritairement composée de pauvres qui ont quitté leur environnement misérable de l’Altiplano pour le mirage urbain, mais la ville est trés bien installée stratégiquement car la majorité des routes menant à La Paz passent par El Alto, les réservoirs d’hydrocarbures et l’aéroport sont également sur la commune d’El Alto.

Cet emplacement fait que El Alto est devenue un « chaudron » qui tient La Paz en otage quand le peuple est mécontent. Les touristes traversent El Alto pour aller au lac Titicaca, sur le site de Tiwanaku, au Pérou ou vers le reste du pays : Oruro, Cochabamba, Santa Cruz, etc.

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